Supply Chain Event 2016: Les tendances du salon

Colibri était au Supply Chain Event 2016 qui se tenait à Paris Porte de Versailles les 22 & 23 novembre 2016. Nous sommes allés à la rencontre d’acteurs innovants du marché afin de recueillir leur témoignage concernant les tendances de ce secteur, en pleine révolution digitale.

Les tendances du Supply Chain Event 2016 

Nous avons interrogé certaines entreprises sur les tendances de l’édition 2016 du salon. Celles-ci nous donnent leur avis.

«On retrouve beaucoup de géolocalisation de contenu et de contenant, nous explique la représentante de Connect Wave. Chaque acteur essaie de répondre à la problématique récurrente dans le monde de la Supply Chain: pouvoir suivre la chaîne de bout en bout, de l’expéditeur au destinataire».

Mais d’autres thématiques émergent également. « Je dirais que c’est le raffinement de l’information, constate Greg Dubly, CEO & Founder de The Green Flow. C’est d’avoir une vision claire et précise de la réalité par l’information».

Pierre Roux, Chief Marketing Officer chez FretLink nous parle des innovations présentes dans le secteur de la Supply Chain: «Elles sont réelles, ce ne sont pas des idées. Mais c’est un milieu qui a tellement d’enjeux, qui est tellement énorme d’un point de vue économique mais aussi humain, qu’en fait, le grand frein à la transformation, c’est l’existant, nous dit-il. Les infrastructures matérielles et les équipes humaines qui sont en place sont ce qu’il y a de plus dur à faire changer aujourd’hui».

La transformation digitale de la Supply Chain

Les interviewés nous ont également donné leur vision quant à la transformation digitale de la Supply Chain et ce qu’elle implique.

Selon Pauline Poissonnier, Consultante chez Hardis Group: «C’est le fait de mettre des outils intuitifs qui contiennent et transportent des données, à disposition des employés. C’est tout redimensionner pour donner accès à ces appareils», nous explique-t-elle.

Pour Bernard Milian, Consultant Senior chez Agilea, l’anticipation et l’adaptabilité des entreprises sont des pré-requis pour réussir leur transformation: «Il est de moins en moins possible de prévoir ce qu’il va se passer. Il faut compléter des approches d’anticipation et de prévision par des approches d’agilité et flexibilité, nous dit-il. Le critère le plus important pour les entreprises c’est de savoir s’adapter. Soit elles y arrivent, soit elles finissent par sortir du marché»

L’IoT a également sa place dans la transformation digitale de la Supply Chain.

«Il y a toute une logique de transformation. Je crois beaucoup en l’Internet des objets et la logistique a énormément à fonctionner là-dessus, c’est-à-dire vraiment connecter à la fois les véhicules en équipant les chauffeurs d’éléments de remontée d’information et surtout en équipant la marchandise de matériel type puce RFID. La logistique de demain est un croisement assez intelligent de ces différentes technologies, analyse Pierre Roux. L’enjeu est de trouver la bonne solution sur une partie et de cumuler différentes parties pour pouvoir optimiser sa logistique de façon très globale» conclut-il

L’optimisation des coûts pour toute entreprise n’est pas à négliger. Greg Dubly nous explique comment y parvenir grâce à la Data. «L’idée c’est justement de préserver notre planète et les personnes tout en gagnant de l’argent, en étant économiquement intéressant. C’est ça le digital, affirme-t-il. Donc on va améliorer la vitesse de rotation, la mise à disposition du produit pour le client final, les flux par l’information. C’est vraiment ça l’objet. Grâce à cette information on va pouvoir regarder ou est-ce que l’on perd dans la ligne logistique et essayer de résoudre les problèmes pour optimiser les coûts, parce qu’à la fin c’est toujours une histoire de coût», exemplifie Greg Dubly.

La logistique 4.0: Qu’est-ce que c’est?

Enfin, nous avons souhaité questionner ces quelques entreprises sur la notion de « logistique 4.0 », présente sur le salon, et ce qu’elle leur évoque.

Selon Greg Dubly, le pilotage de l’entreprise par la data répond à la question: «C’est le pilotage, c’est à dire qu’on récupère toutes ces informations et on va optimiser, par leur biais, la situation réelle. On ne va pas subir, on va devancer la problématique, explique-t-il. On va faire en sorte de voir et de devancer les différentes structures aux différents endroits pour s’assurer que là où on en a besoin il n’y ait jamais de rupture. C’est ça le pilotage. La logistique 4.0 implique le fait qu’on va devancer les problèmes, on ne va pas subir mais on va voir l’avenir par la data», conclut Greg Dubly.

Les objets connectés et le Big Data apparaissent également comme étant des composants de cette logistique. «La logistique 4.0 est illustrée par l’apparition de tous les objets connectés professionnels, les drones, les tests de lunettes à réalité virtuelle, la géolocalisation indoor mais également le Big Data pour lequel la notion et la d’exploitation est importante», nous confie Pauline Poissonnier.

Pour Pierre Roux, la logistique 4.0 est un alliage assez subtil de différentes notions: «Le premier volet c’est de donner accès au marché, il y a des solutions comme la nôtre qui sont vraiment de nouvelles manières d’accéder au marché. Il y a également tout ce qui est rattaché à la digitalisation du véhicule et de la marchandise pour qu’ils soient tracés. Enfin, il y a toute l’organisation du retail en interne».

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